jeudi 12 mars 2026

LES CONGREGATIONS ENSEIGNANTES.LES FRERES MARISTESDES ECOLES.

 




Les Frères maristes ou Frères maristes des écoles (en latin, Institutum Fratrum Maristarum a Scholis, nom abrégé en « F.M.S. ») ou Maristes de Champagnat forment une congrégation laïque masculine enseignante de droit pontifical.

Histoire

Vers 1815, quelques séminaristes de Lyon parmi lesquels on trouve Jean-Claude CourveilleJean-Claude Colin et Marcellin Champagnat conçoivent le projet de fonder une société de prêtres en l'honneur de la Vierge Marie. Dans le plan de la nouvelle association, aucun ne pense aux frères enseignants sauf Marcellin Champagnat ; ses confrères le chargent de cette fondation ce qu'il accepte. Le , lendemain de leur ordination, ils se rendent à l'église de Fourvière (qui fait aujourd'hui place à la basilique Notre-Dame de Fourvière) pour se consacrer à Marie [1].

Nommé vicaire de la paroisse de La Valla-en-Gier, Marcellin Champagnat voit la misère des enfants dans les zones rurales de la France et commence à planifier une nouvelle congrégation de religieux laïcs destinée à l'enseignement dans les zones les plus défavorisées du pays. Il achète une maison proche du presbytère et installe les deux premiers frères le [2].

Pour initier les frères aux méthodes d'enseignement, Champagnat fait venir un maître d'école (1818) ayant été chez les frères des écoles chrétiennes et connaissant parfaitement la méthode simultanée éditée dans la conduite des écoles chrétiennes que Champagnat veut adopter pour sa congrégation. Dans l'école ouverte à La Valla, les frères secondent l'instituteur et se forment, en 1819, celle-ci est confiée entièrement aux frères. La même année, le père Champagnat obtient la permission de quitter le presbytère pour se fixer dans la communauté. Le dimanche, il envoie les frères deux par deux pour faire le catéchisme dans les villages ; l'un d'eux, le frère Laurent, est envoyé au Bessac la semaine pour le catéchisme et l'enseignement[3].

À la suite des progrès de l'institut, les écoles se succèdent : en 1819 à Marlhes, village natal du père Champagnat puis à Saint-Sauveur-en-Rue (1820), Bourg-Argental (1821), Saint-Symphorien-le-Château (1822), Boulieu-lès-Annonay et Vanosc (1823)[4].

En 1824, il commence la construction de l'Ermitage de Saint-Chamond qui est devenu le siège de l'Institut. Le 24 septembre 1836, Marcellin Champagnat prononce sa consécration religieuse comme père mariste[1]. À sa mort, il laisse 300 frères dans 70 communautés. En 1839, on procède à l'élection d'un supérieur car le fondateur est malade. C'est le frère François Rivat (1808-1881) qui est élu. Champagnat meurt l'année suivante[5].

Les frères maristes reçoivent leur première reconnaissance pontificale en 1836 et le décret de louange le 9 décembre 1859 ; l'institut a finalement été approuvé le 9 janvier 1863 et ses constitutions le 27 mai 1903.

Fusion

Plusieurs congrégations religieuses ont fusionné avec les Frères maristes des écoles :[réf. nécessaire]

Maristes célèbres

Ils sont présents en :

Au 31 décembre 2005, la congrégation comptait 4 262 frères dans 751 maisons. Au 31 décembre 2016, la congrégation comptait dans 26 provinces et 5 districts un effectif de 3 154 frères. Le siège général est à Rome, Piazzale Marcellino Champagnat. Ils sont dirigés par le frère Ernesto Sánchez et leur secrétaire général est le frère Carlos Alberto Huidobro.

Notes et références

  1. Bernard Rivatton, « Naissance de la Société de Marie [archive] », sur foreziens-en-caledonie.com (consulté le ).
  2. Jean-Claude Colin, mariste : Un fondateur dans une ère de révolution et de restauration (trad. de l'anglais), Paris, Karthala, coll. « mémoire d'Églises », , 408 p. (ISBN 978-2-8111-0386-6)p. 188.
  3. Frère André Lanfrey, « De l’association des laïcs à la congrégation [archive] », sur presence-mariste.fr (consulté le ).
  4. Frère Alain Delorme, « Marcellin Champagnat, un marcheur [archive] », sur presence-mariste.fr (consulté le ).
  5. « Frère François, premier supérieur général de l’institut mariste [archive] », sur champagnat.org (consulté le ).
  6. Anonyme, Vie de Joseph-Benoît-Marcellin Champagnat, Lyon, Imprimerie Jevain,  (lire en ligne [archive])p. 85-86
  7. Frère Stratonique, « Circulaires 228 : frères chinois [archive] », sur champagnat.org (consulté le ).
  8. « L'enseignement chez les Frères maristes [archive] », sur ulaval.ca (consulté le ).

Liens externes



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