samedi 27 juin 2026

Après 25 ans au Mont-Saint-Michel, les frères partent mais ..................


Abbaye du Mont-Saint-Michel

 Une messe d’action de grâce pour les 25 ans de présence de la Fraternité monastique de Jérusalem au sanctuaire du Mont-Saint-Michel a lieu ce 21 juin. L’occasion aussi de prier suite à l’annonce du départ des deux derniers moines de la Fraternité, les sœurs continuant quant à elles leurs missions de prière et d’accueil sur place.

La Fraternité Monastique de Jérusalem fête ce dimanche 21 juin leurs 25 ans de présence au Mont-Saint-Michel. À cette occasion, l'évêque des lieux, Mgr Grégoire Cador, célébrera une messe d’action de grâce dans l’abbatiale qui peut accueillir jusqu’à 800 personnes. Cette messe sera aussi l’occasion de prier pour le départ annoncé des deux derniers frères de la Fraternité qui vivent encore sur place, mais qui vont partir dans les mois à venir pour se regrouper. "Le frère Philippe partira à Strasbourg début octobre, et je resterai encore jusqu'à l'été 2027 prochain", indique à Aleteia le frère Théophane, arrivé au Mont en 2017. "Nous sommes à la fois plein de reconnaissance et de confiance pour cette réorganisation qui a pour but de prendre soin de notre vie religieuse et spirituelle en tant que membre de la Fraternité, dans le cadre de notre réorganisation, et bien sûr plein d'émerveillement pour toutes les personnes rencontrées et la puissante force spirituelle si palpable dans ce haut lieu", confie encore le prêtre qui avoue bien sûr, "un léger pincement au cœur".

Frère Théophane se dit également très heureux de savoir que les sœurs restent. En effet, la vie religieuse et monastique se poursuit au cœur du sanctuaire puisque les six sœurs de cette même Fraternité vont continuer d’assurer leurs missions de prière et d’accueil. "À la rentrée, les sœurs poursuivront leur mission sur le Mont, en collaboration avec le sanctuaire et le diocèse. Elles continueront à célébrer les offices et la messe dans l’abbaye et à accueillir pèlerins et visiteurs", précise le diocèse de Coutances. Contacté par Aleteia, le recteur des lieux, Don Pierre Doat, travaille au quotidien avec la Fraternité. Membre de la Communauté Saint Martin, il vit avec trois autres prêtres sur place et assure les messes de l’église sanctuaire Saint-Pierre située dans le village, l'accueil des pèlerins mais aussi les messes de trois paroisses environnantes. "Nous travaillons tous ensemble en très bonne intelligence pour l’accueil des groupes, des pèlerins, pour organiser les grandes fêtes ou les célébrations. Jusqu’à leur prochain départ, les frères de la Fraternité continueront à assurer la messe quotidienne à l’abbatiale, le diocèse verra ensuite pour l'organisation. Par leurs 25 années de présence, les moines et moniales ont marqué beaucoup de gens, du coin comme de passage, ils seront donc nombreux à venir ce dimanche”, estime-t-il encore, reconnaissant que la messe dominicale attire de toutes les façons toute l’année, "toujours beaucoup de monde". 

Une dévotion grandissante à saint Michel

Haut lieu spirituel français, le Mont-Saint-Michel accueille chaque année plus de 2,6 millions de touristes et pèlerins. Parmi ces millions de visiteurs, "entre 5 et 10% sont des pèlerins "inscrits"", estime Don Pierre Doat qui se doute bien qu’ils sont encore plus nombreux à venir comme pèlerins anonymes dans une démarche plus personnelle. Le recteur du sanctuaire constate une dévotion grandissante à l’archange saint Michel. "Nous pouvons même la chiffrer, puisque depuis quatre ans, chaque année, toutes nos activités sont en hausse de 25% : nombre de groupes accueillis, nombre de messes célébrées, nombre de retraites prêchées, nombre de nuitées sur place…" Saint Michel Archange continue d’attirer les foules et les prières. Ce que confirme frère Théophane qui retiendra de toutes ces années sur place, la beauté du cheminement des pèlerins et l’universalité de l’Église si bien vécue. "Tant de nationalités, tant de courants spirituels différents, et pourtant tant de partages et de prières. C'est un lieu unique, un lieu "source" où se vivent au quotidien, dans un grande paix, des relations simples et fructueuses entre communautés mais aussi avec les institutions publiques", conclut le prêtre qui a encore une année sur place pour méditer toutes ces grâces.


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Vénérable Faustino, le saint qui carburait au Coca

 Faustino PérezManglano Magro

L'Église fait mémoire le 3 mars du jeune Faustino Pérez Manglano. Mort à l'âge de 16 ans d'une maladie incurable à l'époque, cet Espagnol a rayonné de façon extraordinaire.

Que ceux qui me voient, puissent voir en moi le Christ". Cette phrase est extraite du journal du vénérable Faustino Pérez Manglano. Amateur de football, de camping, de cinéma, de lecture, de télévision, de coca-cola... et de Dieu, ce jeune Espagnol est mort en 1963 de la maladie de Hodgkin - un cancer du système lymphatique - à l'âge de 16 ans. Il a été déclaré vénérable par le pape Benoît XVI en 2011. Joyeux, avenant, sensible à la beauté, Faustino est apparemment un jeune comme tant d'autres. Et pourtant, il brille d'autre chose.

Aîné de quatre enfants, il reçoit une éducation chrétienne et fait sa première retraite spirituelle à 13 ans, ainsi que cela se fait habituellement au sein de son collège marianiste Notre-Dame du Pilar. Cette expérience le marque profondément. "Le plus grand effort de ma vie, je l’ai fait lors de la retraite, quand j’ai essayé de changer complètement ma vie", dira-t-il plus tard. Il promet alors de réciter un chapelet quotidien, ce qu'il fera par petits bouts, en particulier lorsqu'il se rend seul au collège. Ce détail montre à quel point il choisit alors de faire de la place à Dieu dans sa vie de tous les jours, discrètement mais fidèlement.

"Il était tout sourire"

À 14 ans, il commence à tenir un journal intime, qui sera un précieux témoignage d'une vie spirituelle intense, mêlée à des préoccupations très concrètes comme le résultat d'un match Saragosse-Valence. Il intègre rapidement une fraternité de jeunes et sent un appel à se consacrer entièrement à Dieu, rêvant de devenir missionnaire en Amérique latine. Il souhaite être un apôtre par l'exemple et attirer ainsi les autres vers le Christ.

La maladie qui le terrasse en l'espace de deux ans donne pourtant une autre direction à sa vie. Ce qui n'empêche pas Faustino de continuer à sourire, malgré la souffrance physique, et de s'intéresser encore à tel film projeté au cinéma ou à un camarade en souffrance. "Il était tout sourire", dira de lui le père José María Salaverri, son accompagnateur spirituel. Ce qui frappe, chez Faustino, c'est le côté ordinaire de sa vie : il a tout d'un adolescent comme les autres et n'a reçu a priori ni vision céleste ni stigmates. Mais il a choisi de vivre la sainteté dans sa vie quotidienne, avec simplicité et dans le don de lui-même à ses frères. Aujourd'hui, de nombreux jeunes le prient pour leur vocation.


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vendredi 26 juin 2026

Canicule : quand le brevet s’invite au monastère

 

Avec une température intérieure avoisinant les 25 degrés, l'ancien monastère des Carmes de Trie-sur-Baïse, en Hautes-Pyrénées, apparaît comme l’endroit idéal pour faire composer les élèves dans la fraîcheur.

Avec une température intérieure avoisinant les 25 degrés, l'ancien monastère des Carmes de Trie-sur-Baïse, en Hautes-Pyrénées, apparaît comme l’endroit idéal pour faire composer les élèves dans la fraîcheur.


Installer les candidats au brevet dans un monastère : c’est l’initiative insolite du maire de Trie-sur-Baïse. Ce vendredi 26 juin, les soixante-dix collégiens de cette commune des Hautes-Pyrénées composeront à la fraîche dans l’ancien lieu de prière des Carmes.

ÀTrie-sur-Baïse, la canicule n’aura pas raison des candidats au brevet. Dans cette commune des Hautes-Pyrénées, une décision inattendue a été prise le 24 juin. Les élèves de troisième composeront ce vendredi…dans un ancien monastère. 

En cause ? "Une coupure d’électricité annoncée par Enedis le jour de l’épreuve dans le collège concerné", explique Jean-Pierre Grasset, le maire de Trie-sur-Baïse. Une solution est cherchée pour ne pas reporter la coupure. C’est là où l’ancien monastère des carmes entre en scène. Avec une température intérieure avoisinant les 25 degrés, la bâtisse, désacralisée depuis plus d’une centaine d’années, apparaît comme l’endroit idéal pour faire composer les élèves dans la fraîcheur. L'édifice fait office de salle communale depuis plus de dix ans. "Les équipes de la mairie ont transformé le lieu en salle d’examen hier. Il est maintenant mis à disposition de l’Éducation nationale pour les épreuves de vendredi, lundi et mardi", confie Jean-Pierre Grasset. 

Murs épais et jolis vitraux

Ce sont donc près de soixante-dix élèves qui plancheront pendant ces trois jours dans deux salles de ce monument bâti entre 1357 et 1365. Un monastère qui aurait accueilli, à l’apogée de son succès au XVe siècle, plus de vingt-cinq carmes. Grande grâce pour les candidats : les murs sont épais, contrairement "aux nouveaux bâtiments des années cinquante où, souligne le maire de la commune, la température atteint trente degrés". L’occasion pour les jeunes collégiens de puiser leur inspiration dans un lieu chargé de la présence séculaire des ermites. "L’architecture est assez dépouillée. Il y a de jolies travées, de beaux vitraux", sourit Jean-Pierre Grasset. Et de conclure : "Ça leur fera un beau souvenir. Ils vont être très bons !"

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mercredi 24 juin 2026

Malgré la peur, l’Ordre de Malte livre de l’aide aux chrétiens du Sud-Liban

 



                                       Distribution du fourrage apporté par l'Ordre de Malte.

À l’aube ce jeudi 18 juin, un convoi de onze camions a quitté Beyrouth pour livrer 200 tonnes de fourrage aux éleveurs de Rmeich, Aïn Ebel et Debel, des localités libanaises à proximité de la frontière avec Israël. Un «périple» organisé mais effectué non sans crainte au regard du contexte géopolitique. «On met nos vies à risque, mais c'est notre façon de nous battre pour notre pays», nous confie Oumayma Farah, directrice du développement et de la communication de l'Ordre de Malte Liban.

Beyrouth était encore plongée dans la nuit quand les onze camions et trois voitures composant le convoi se sont mis en route. Israël n’avait pas renoncé à frapper le Liban, malgré le protocole d’accord annoncé par l’Iran et les États-Unis. «La situation était assez angoissante», reconnait la directrice du développement et de la communication de l'Ordre de Malte Liban. «Il s’agissait d’un risque contrôlé puisque nous avions toutes les autorisations nécessaires», mais rien ne peut garantir à 100% la sécurité des équipes, poursuit Oumayma Farah, qui nous confie avoir prié avant et tout au long du «périple».

«Le Sud est au coeur du Liban»

Originaire du Nord du Liban résidant près de Beyrouth, Oumayma Farah sait en théorie ce qu’elle va découvrir. Elle suit les réseaux sociaux et le travail des médias, mais «voir de ses propres yeux toute cette destruction, c’est autre chose». En passant derrière la ligne jaune imposée par Israël, et en pénétrant dans ce que les Libanais considèrent comme étant une zone rouge, le convoi découvre des routes complètement délabrées, «il n’y a plus de bitume, juste de la poussière. C’est comme si on était dans un champ de bataille», lance la responsable de l’Ordre de Malte, avant de se reprendre, «c’est un champ de bataille». Une situation qui bouleverse la Libanaise. «La sud du Liban n’est pas détaché du Liban, le Sud est au cœur du Liban», clame-t-elle.

C’est fort de cette conviction que l’Ordre souverain de Malte assure ne jamais renoncer à aider les habitants du sud, en particulier ceux des villages chrétiens.

200 tonnes de fourrage


Le convoi de ce jeudi, le septième depuis le début de la guerre initiée le 2 mars dernier, était d’une nature particulière, dédié uniquement aux agriculteurs, fermiers et éleveurs. Deux cents tonnes de fourrage se trouvaient massés dans les camions. «C’était une intervention très importante, car les éleveurs ne parviennent plus à recevoir de fourrage pour leur bétail et l’accès aux plaines de pâturage est compromis en raison de la guerre», explique Oumayma Farah. Non sans conséquences pour leurs troupeaux - la santé du bétail est menacée - mais également pour les habitants de Rmeich, Aïn Ebel et Debel. «Leur revenu économique est affecté, et ils ne peuvent assurer correctement la production de laitage, de fromage et de viande à leur communauté», poursuit la directrice du développement de l’Ordre de Malte.

Une difficulté qui s’ajoute à tant d’autres pour ces Libanais isolés, presque coupés du monde et qui ne reconnaissent même plus leur territoire aujourd’hui défiguré. «Beaucoup de ceux qui travaillent ou collaborent avec nous sont originaires du sud, ou ont des parents qui résident encore dans ces villages. Ils ont grandi dans ces régions, mais ne reconnaissent ni paysage, ni routes. Beaucoup de choses ont été rasées. Ils ont perdu leurs anciens repères», déplore Oumayma Farah.

«Les aider, notre façon de nous battre»


Parallèlement au travail effectué par le nonce apostolique au Liban, et de manière complémentaire, l’Ordre de Malte dispense sur place de l’aide strictement humanitaire, de la nourriture, des médicaments, des soins primaires, avec du personnel engagé localement.

Les appuyer avec des livraisons depuis Beyrouth «est une manière de montrer notre solidarité» à ces hommes et femmes, qui «sont finalement les véritables héros». En leur apportant les moyens de subsister et de rester, «c’est aussi une façon pour nous de nous battre pour la sauvegarde de notre pays», confie Oumayma Farah.  

En rentrant à Beyrouth après un retour bien plus long que prévu, les membres de l’équipes ont prié pour remercier Dieu d’être rentrés sains et saufs dans leur domicile. «Quelques heures après qu'on soit arrivés, les combats ont repris».

vatican news

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