samedi 29 novembre 2025

LES CONGREGATIONS ENSEIGNANTES, MAASCULINES. LES FRERES DE SAINT-VIATEUR.

    



Les Clercs[a] de Saint-Viateur (CSV) ou Viatoriens[a] (en latin : Congregatio Clericorum Parochialium seu Catechistarum S. Viatoris) constituent une congrégation cléricale de droit pontifical.

Fondation

Cette congrégation a été fondée le  en France à Vourles (Rhône), près de Lyon, par le père Louis Querbes[1] (1793-1859), curé de cette paroisse.

Ordonné prêtre en 1816, Querbes est nommé vicaire à Saint-Nizier, avant de rejoindre la paroisse de Vourles, où il va rester jusqu'à sa mort. C'est de là, qu'entre 1826 et 1831, il pose les bases d'une association de catéchistes qui assureront l'éducation chrétienne des enfants et les tâches affectées aux clercs paroissiaux : préparation des offices, des chants.

L'approbation pontificale donnée le  légitime la congrégation des Clercs de Saint-Viateur. L'intuition de Querbes, qui voulait mettre à l'honneur la collaboration avec les laïcs a été redécouverte depuis le concile Vatican II. Les Viatoriens sont des enseignants, et ils sont donc impliqués dans des ministères paroissiaux et à tous les niveaux de l'éducation, de l'école primaire à l'université.

Le patron, saint Viateur de Lyon, mort vers 390, est un catéchiste du IVe siècle à Lyon.

Fusion

Plusieurs instituts ont fusionné avec les clercs de Saint-Viateur :

  • en 1844, les Frères de Saint-Odilon fondés en 1837 aux Ternes par le père Murat ;
  • en 1854, les Frères de Saint-Jean de Rodez fondés en 1851 à Nant par Jean-François Croizier, évêque de Rodez ;
  • en 1922, les Frères de la Croix de Jésus fondés en 1816 à Poncin par Claude-Marie Bochard, vicaire général du cardinal Fesch ;
  • en 1931, les Frères de Notre-Dame des Champs fondés en 1902 à Saint-Damien-de-Buckland par Joseph-Onésime Brousseau[2] ;
  • en 1984, les Oblats de Saint-Viateur fondés en 1927 à Montréal par le frère Arthur Clément.

Rayonnement et déclin

L'institut a été expulsé de France par les lois anti-congrégationnistes de la Troisième République ; ses églises, couvents, écoles, maisons de retraite, juniorats et les provincialats ont été nationalisés. La province de Rodez s'est repliée en Espagne. Une trentaine de frères sont partis pour le Canada. L'institut s'est donc étendu depuis ses origines françaises vers les États-Unis et le Canada, où il était encore très présent jusque dans les années 1970 ; maintenant il a des provinces et des missions à travers le monde, mais surtout sur le continent américain (Canada, États-Unis, Bolivie, Bélize, Chili, Haïti, Honduras, Pérou). En 1960, les Viatoriens étaient 1760, dont 1046 Canadiens. En 1980, les Viatoriens étaient au nombre de mille deux cents, répartis dans cent vingt maisons. L'institut n'est plus majoritairement francophone et n'est plus présent en Europe qu'en Espagne, et de retour en France avec une petite communauté dans le Rouergue, en plus de la maison généralice qui est située à Rome, 41, Via Padre Angelo Paoli. L'institut doit faire face à la crise des vocations depuis les années 1970, avec une déchristianisation très profonde au Canada francophone. En 2005, les Viatoriens ne sont plus que 626, dont 260 prêtres[3]. Son supérieur général est un prêtre de nationalité américaine, le R.P. Mark Francis[4].

Évêques issu des Clercs de Saint-Viateur

Notes et références

Notes

  1. « Clercs » ou « Viatoriens » prend une majuscule initiale pour désigner l’ensemble de l'ordre dans la locution « les Clercs de… » ou « les Viatoriens » ; pour désigner un clerc individuellement ou un groupe restreint de clercs ou viatoriens, on écrit « un clerc », « un viatorien », « un clerc de… », « des clercs de… », « des viatoriens », etc. Source : Conventions typographiques.

Références

  1. Le journal La Croix du 27 février 2006 annonce que la cause en béatification du P. Louis Querbes vient d'être ouverte par le cardinal Philippe Barbarinarchevêque de Lyon.
  2. « Biographie – BROUSSEAU, JOSEPH-ONÉSIME – Volume XIV (1911-1920) – Dictionnaire biographique du Canada [archive] », sur biographi.ca (consulté le ).
  3. Annuaire pontifical, 2007.
  4. Où nous sommes ? [archive]
  5. Délégation Viatorienne de France, « Qui sommes nous [archive] », sur viateurs.fr (consulté le ).
  6. « Vourles [archive] », sur viateurs.fr (consulté le ).
  7. amoulin, « L'Institution et Louis Querbes [archive] », sur Institution Louis Querbes (consulté le ).
  8. http://www.champagneur.qc.ca/ [archive]
  9. « Collège Bourget / L'excellence à votre portée depuis 1850 [archive] », sur Collège Bourget (consulté le ).
  10. « Académie Antoine-Manseau [archive] », sur amanseau.qc.ca (consulté le ).

Annexes

Bibliographie

  • Léo-Paul Hébert, Les Clercs de Saint-Viateur au Canada, 1947-1997, Québec, Septentrion, , 989 p. (ISBN 9782894486153).
  • Antoine Bernard, Les Clercs de Saint-Viateur au Canada : [1]. Le Premier demi-siècle, 1847 à 1897. [2]. Le Second demi-siècle, 1897 à 1947., Montréal, Clercs de Saint-Viateur, 1947-1951.
  • David Santerre, « Trois Clercs de Saint-Viateur accusés d'agressions sexuelles [archive] », sur lapresse.ca, Montréal, La Presse (consulté le ).
  • Paul-André Turcotte, « Les frontières culturelles et institutionnelles du migrant. Les insertions des viateurs français, missionnaires en Bas-Canada (1847-1874) », Incursionsno 5, septembre 2011,[1] [archive]

Articles connexes

Liens externes


WIKIPEDIA

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

À l’occasion de la venue de Léon XIV

  Crédit : Lilian Cazabet / Hans Lucas via AFP À l’occasion de la venue de Léon XIV à Lourdes fin septembre, l’intégralité des mosaïques de ...